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LA MAFO EN PAYS BAMILEKE

« La Mafo ou reine mère est soit la mère véritable du Chef, soit si elle est déjà décédée, une de ses sœurs. La Mafo fait l’objet d’un grand respect dans la chefferie, elle a même une relative autorité que le Fo ne peut jamais combattre de front.
Il faut distinguer la Mafo titulaire, mère du Fo, de la Mafo honoraire appelée Msuop Mafo. Cette dernière est de droit la fille aînée du Fo ou Tukam. Il peut y en avoir plusieurs, les autres sont des princesses ou des personnes ayant rendu un grand service au Fo : titulaires ou honoraires, les Mafo ont les mêmes privilèges et sont auréolées au même prestige.
La Mafo fait partie des sociétés totémiques. Elle a toutes les prérogatives d’un chef de famille. Elle ne peut pas être demandée en mariage: c’est elle qui choisit un mari (1). Elle peut d’ailleurs le répudier en cas de conflit. La Mafo a aussi droit à l’adultère, quoique discrètement, le mari ne peut rien dire. Le décès de la Mafo donne lieu aux mêmes rituels que pour la mort d’un Fo. »
HistoireDuCameroun🇨🇲 على تويتر: "1902-1915:#ImagesFromBamum is a rare  book about German Colonial photography at the court of #SultanNjoya.Here  Njapndunke, the Queen mother.… https://t.co/2AMJUrVfQW"

Une reine mère qui est la mère du monarque/Roi (pas chef, dans les langues africaines ils sont des Rois) régnant. Exemple: Reine-mère NJAPDOUNKE fut l’épouse du Roi NSANGOU (1863- 1899) et la digne mère génitrice du Roi Ibrahim NJOYA, 17e Roi (1889-1933)

1- Le mari peut être polygame mais toutes les autres épouses
sont les « épouses » de la reine.
Source : Jean Paul NOTUE, « La symbolique des arts Bamileke (Ouest-Cameroun) : approche historique et anthropologique« , P161-162
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