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PRÉSENTATION DU MUSÉE SUR SITE DE LA CHEFFERIE SUPÉRIEURE BATOUFAM
Le Royaume se divise en deux unités topographiques. La première est une zone montagneuse qui prend corps à partir de Deptse, se prolonge à Tswegwi pour s’incliner par paliers vers la dépression de Toula. La seconde est une zone de plateau qui débute avec la pénéplaine de Mbé et s’étend jusqu’aux confins de Lekwa. Elle est dominée par la foret galerie de la chefferie (Famla à Tounang).
Situé au cœur du pays Bamiléké, le Royaume Batoufam offre aux visiteurs plusieurs atouts touristiques dont le plus visité est le musée de plein air.
Le musée de plein air
Parler du musée de plein air de la chefferie Bafoufam, revient premièrement à parler de son architecture qui est en elle-même un élément exceptionnel de ce circuit touristique, de par son originalité dans les grassfields. La structuration spatiale de la chefferie Batoufam est une mise en exergue d’un tissu vernaculaire, marque identitaire de sa stratification sociale. L’analyse du plan d’aménagement de cette Chefferie laisse voir un Labyrinthe. De la complexité de cet aménagement particulier, on peut imaginer la merveille qu’elle offre en termes de tourisme culturel, d’écotourisme et de tourisme de découverte.
Le parcours de ce circuit laisse « découvrir toute la beauté de cet espace qui, en conservant toutes ses marques traditionnelles a également su faire un saut dans la modernité. » Le musée de plein air de cette Chefferie reste l’un des plus riches et les plus originaux au Cameroun. « C’est tout le palais. Quand vous entrez, vous voyez que c’est un ensemble de plusieurs cours. Aucune cour n’est anodine, chaque cour a une histoire et une fonction et les objets qui sont exposés dans le musée, ce sont des objets qui sont toujours en fonction. A Batoufam, on parle d’un musée vivant, un musée de plein air, d’éco musée » .
Le musée de plein air de la Chefferie Batoufam est constitué d’un ensemble de circuit, d’objets d’art, d’espaces, d’édifices, etc., dont le thème central est « Architecture, Pouvoir et Cohésion sociale ». Ce thème est une mise en valeur du rôle primordial qu’a joué l’Architecture dans le processus de fondement de ce village. En effet, sur le plan spatial, cette Chefferie est un « Labyrinthe ». Son Architecture est caractérisé par de des protes basses, quoi qu’elles soient même déjà un peu hautes, car à l’origine du palais, le roi fondateur avait mis sur pied une architecture avec des portes très basses (stratégie de guerre). « C’est avec ce labyrinthe qu’il a réussi à faire la conquête des autres territoires, entités et autres personnes ».
Il faut cependant noter que tous ces éléments qui font de cet aménagement un labyrinthe fonctionnent dans un système de zoning spatial autour des cours spécifiques. Nous avons comme cours : la cour des serviteurs, la cour principale, la cours des forgerons, la cour des tradi-praticiens, la cour des cases d’hôtes, la cours où un mur est monté lorsque le Chef est dans la case provisoire, la cour privée du Roi, la cour dans laquelle les notables accueillent le nouveau Roi, la cour du palais traditionnel, le couloir des femmes, et la cours des cuisines.
Ces espaces dans lesquels sont exposés les différents objets qui rappellent l’évolution du village, l’historique de son art, le dynamisme de sa culture, etc., gravitent autour d’une Organisation spatiale bien hiérarchisée. Les différentes catégories d’espaces qui y figurent sont : les espaces publics, les espaces privés et les espaces sacrés.
Durant le parcours du musée, il est proposé au visiteur de déambuler dans ce dédale de cours et de couloirs, à la découverte de l’histoire et de la société Batoufam : l’architecture étant un fil conducteur de l’exposition. Perçu dans ce contexte, l’Architecture est utilisée comme un outil politico-social, et se définit alors comme « l’expression matérielle d’un système de pensée et d’organisation du pouvoir, un art qui prend en compte tous les paramètres de sécurité, de protection, de conservation des vertus et de sauvegarde des valeurs.
Au regard de tout ce potentiel sur le plan écotouristique, du tourisme culturel, il s’avère important de mettre un accent sur la valorisation touristique de l’artisanat, afin de donner plus d’engouement aux touristes. Cet engouement, conséquence du dépaysement expérimenté pendant le séjour, va être renforcé par un souvenir produit par un objet d’art que le visiteur emporte avec lui. C’est ce qui justifie la nécessité de mettre sur pied un centre artisanal qui permettra de ravitailler la gallérie d’art présente à la Chefferie.
Edith Flaure MIPO T.
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