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Chefferie supérieure Batoufam – Institut des Beaux-Arts de l’Université de Douala à Nkongsamba : la collaboration désormais officielle

Dans le cadre des échanges, de la formation et de l’encadrement des étudiants de l’Institut des Beaux-Arts (IBA) de l’Université de Douala à Nkongsamba pendant leurs différents stages en entreprise, il a été signée ce 08 juillet 2020 au sein de ladite institution, une convention entre la Chefferie supérieure Batoufam et l’IBA. La Chefferie était dignement représentée par Sa Majesté NAYANG TOUKAM Inocent Roi des Batoufam et l’IBA par le Pr Magloire ONDOA, Recteur de l’Université de Douala.  « La présente convention définit les termes de collaboration entre l’IBA et la Chefferie Supérieure Batoufam dont le musée est considéré comme un outil didactique et instrument pédagogique pour la mise en pratique des enseignements théoriques dispensés en salle à l’IBA de Nkongsamba. »[1]

Cette convention a été signée en présence de Mme le Directeur de l’IBA, le Pr Anette ANGOUA NGUEA, de certaines autorités de la villes de Nkongsamba (administrative et traditionnelle), du corps enseignant et administratif, ainsi que des étudiants venus nombreux pour cet événement qui était doublé de la visite de prise du Recteur nommé à la tête de l’Université de Douala le 11 juillet 2019.

En effet, l’étroite collaboration entre la Chefferie supérieure Batoufam (par le biais du Musée royal) et l’Institut des Beaux-Arts date déjà de plusieurs années.  C’est depuis 2015 que les étudiants de la filière Patrimoine et Muséologie de cette institution universitaire sont reçus et encadrés dans le cadre des stages professionnels, par les professionnels en charge de la conservation du Musée. Il faut dire que la concrétisation de cette collaboration est le fruit de la satisfaction des résultats obtenus à travers les travaux des étudiants qui ont abordé les sujets variés, entre autres :

  • « la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel immatériel dans le musée de Batoufam plus précisément du rite initiatique Kack» ;
  • « les jeux socio-éducatifs autour du Musée royal de Batoufam ».

A titre de rappel, « cette filière forme les étudiants en théorie et
pratique de gestion du patrimoine culturel et muséologie dans une approche scientifique,
analytique et critique des secteurs politiques, administratifs, techniques, économiques,
historiques, anthropologiques, philosophiques
. »[2] Ceci explique l’intérêt porté sur le Musée de plein air de la Chefferie supérieure Batoufam, qui s’avère être un lieu permettant aux étudiants d’entrer en contact avec les réalités patrimoniales, muséales et touristico-culturelles. De ce fait, les échanges entre les deux institutions « porteront sur l’expertise en termes d’appui technique à la recherche scientifique sur les collections d’objets, ateliers pratiques, diffusion et médiation culturelle auprès des publics. » (Cf. Art.3 de ladite convention)

Il faut dire que cette filière de l’IBA de Nkongsamba compte 04 spécialités à partir de la troisième année. C’est-à-dire qu’après 02 années de tronc commun, les étudiants doivent choisir entre :

1- le tourisme culturel où les étudiants sont formés dans les méthodes d’aménagement et de gestion des sites et des institutions touristiques, à la maîtrise des textes et loisirs qui encadrent le tourisme au niveau national et international. Ils sont appelés à avoir une bonne connaissance des croyances locales, en vue d’une meilleure collaboration avec les populations locales ;

2- la gestion et la conservation du patrimoine culturel, où la formation a pour objectif de faire acquérir aux apprenants les méthodes de conservation préventives et curatives (en cas d’extrême urgence) à appliquer sur les biens culturels ;

3- la médiation culturelle et le commissariat d’exposition dont le lien entre l’objet et le public doit être assuré. Ils sont formés dans les techniques d’accueil des visiteurs en fonction de leur statut (l’activité doit être dynamique). Un accent est mis sur la communication. Cette spécialité prend aussi en compte l’animation culturelle qui permet de faire vivre le musée ;

4- la muséologie et la muséographie, spécialité qui concerne les techniques et méthodes de montage d’une exposition dans un musée ou dans une galerie et la gestion des musées.[3]

C’est le lieu ici de rappeler que cette collaboration entre le Musée royal Batoufam et les établissements de formation ne se limite pas à l’IBA, puisque les étudiants de l’Université des Montagnes, de l’Institut des Beaux-Arts de l’Université de Dschang à Foumban, pour ne citer que ceux-là, y sont assez réguliers suivant leurs domaines de formation et les objectifs visés. Dans l’optique d’apporter sa modeste contribution au développement pédagogique de la nation, tout en bénéficiant de l’apport de ses différents partenaires, la Chefferie veille à ce que l’accueil des étudiants des différentes écoles soit bénéfique, non seulement pour les apprenants, mais aussi pour le Royaume en général, et le musée en particulier. C’est de là qu’est né le besoin de mettre sur pied une méthode qui assure effectivement un partenariat gagnant-gagnant avec chacune des institutions, Nkongsamba ayant emboité le pas.

 Par : Edith  Flaure Mipo Tchinkou, Architecte – Urbaniste

 

 

[1] Article 1 de la convention entre l’Institut des Beaux-Arts de l’Université de Douala à Nkongsamba et la Chefferie supérieure Batoufam.

[2] https://iba-univdouala.cm/?page_id=24

[3] Edith Faure MIPO T., Nayang Toukam Inocent. Le Roi dynamique. Tome 1, édition EdkBooks, 2019. P66

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