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Ce 30 juin 2020 marque le 60 ème anniversaire de l’indépendance du Congo. Cette occasion a été saisie par le Roi belge pour présenter publiquement pour la première fois dans l’histoire du pays « ses plus profonds regrets pour les blessures » infligées pendant la colonisation belge au Congo, aujourd’hui République démocratique du Congo.

Ceci arrive après que plusieurs grandes figures de l’histoire du Congo et de l’Afrique soient montées au créneau pour demander non seulement les excuses de la part des belges, mais aussi et surtout la réparation. La mort de Patrice Lumumba intervenu 6 mois après l’indépendance du Congo est une plaie qui ne sera jamais cicatrisée dans le cœur des Congolais.

La princesse Esmeralda, fille du roi Léopold III, avait déjà dans une interview accordée à la RTBF le samedi 13 juin 2020, souhaité que le gouvernement belge prenne l’initiative de présenter des “excuses” à la RDC pour les “crimes et exactions” commis pendant la colonisation.

Dans son intervention, elle déclarait : “Je pense qu’il est très important qu’on évoque le problème des excuses au nom de la Belgique, à l’adresse du peuple congolais, pour les atrocités commises par notre pays lors de la colonisation. » Indiquant le fait que la décision de présenter les excuses au peuple congolais devrait émaner de l’exécutif belge, elle poursuivait : “C’est le gouvernement qui doit le décider. Le Roi ne pourra jamais le faire de lui-même. Mais ce serait évidemment très fort si le gouvernement et le Roi le font ensemble étant donné le côté personnel de la famille royale dans ce débat”.

On peut aujourd’hui, suite à cette sortie du Roi belge lui donner raison, non seulement à elle, mais à l’ensemble de ceux qui y ont œuvré.

Alors, ce 30 juin 2020, dans une lettre adressée au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, le roi Philippe a écrit : « je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore présentes dans nos sociétés ». Dans ce courrier communiqué à la presse, il évoque – sans nommer son ancêtre – l’époque de Léopold II, qui a été jugée la plus brutale par les historiens, quand le défunt roi gérait le Congo et ses richesses comme son domaine privé depuis Bruxelles.

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