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Célébration du Mois de l’Histoire des Noirs au Cameroun : les séquences de la cérémonie d’ouverture ce 1er février 2020

Auteur: Edith Flaure MIPO T., Architecte-Urbaniste

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes debout, personnes assises et intérieurCe premier février a marqué l’ouverture de la première édition de la célébration du mois de l’histoire des noirs, en anglais « Black History Month ». Cette cérémonie qui s’est ouverte sous le thème : « l’apport du continent africain et des Afro-descendent dans l’économie mondiale », a connu la présence de plusieurs personnes venues, certaines pour s’imprégner de ce concept, et d’autres pour apporter leur contribution scientifique à ladite célébration.

 

Tenue à l’amphithéâtre 700 de l’Université de Yaoundé I et sous le haut patronage du MINAC (Ministère des Arts et de la Culture) le Black History Month version camerounaise restera gravé dans la mémoire des invités venus nombreux assisté à cette commémoration.

La Présidente du Comité d’Organisation

Dans son mot de bienvenue, Mme la Présidente de Africa Mondo Cameroun, Présidente du Comité d’Organisation de cette première édition, a rappelé l’historique de cette célébration mondiale, avant d’adresser les remerciements de toute l’équipe  à tous ceux qui sont intervenus d’une manière ou d’une autre pour la réussite de la cérémonie.

L’image contient peut-être : 1 personne, deboutQuant au représentant de Monsieur l’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, il a pris le temps de revenir sur les réalités vécus par les africains déportés en Amérique et ailleurs, à travers la traite négrière. Il n’a pas omis de mentionner que plusieurs Afro-descendent ont marqué l’histoire de l’humanité. Faisant allusion aux recherches menées par le Pr Liza Obrey sur le site des esclaves de Bimbia dans le Sud-Ouest Cameroun, il a fait savoir que l’Ambassade des Etats-Unis a contribué à la préservation de ce site, dans le cadre de leur fond de préservation des projets culturels. Il va conclure son propos en exhortant les jeunes gens à s’intéresser à leur histoire familiale, chercher à connaitre et à comprendre leur passé, car c’est très important pour se connaitre soi-même.

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes souriantes, chapeau et gros planMadame la représentante de Monsieur le Ministre des Arts et de la Culture dans son discours d’ouverture cette commémoration est revenue sur l’historique en rappelant au public que « le Cameroun qui fait partie des dix pays africains retenus par Africa Mondo pour la première édition du Mois de l’histoire des Noirs qui se déroule du 1er au 29 février 2020 ». Dans l’optique de donner les raison du patronage d’une telle célébration par le MINAC, elle déclare : « Le ministère des Arts et de la Culture a accordé le patronage de cette rencontre parce qu’il s’agit d’un événement culturel international majeur dans la promotion de la mémoire collective et de réécriture de l’histoire de nos communautés. Œuvrer pour l’avènement d’une humanité plus solidaire constitue l’un des principaux ressort de la politique extérieure de notre pays le Cameroun ».

Tout en rappelant que l’histoire du continent africain ne commence pas avec l’esclavage, encore moins la colonisation, a fait allusion aux Reines et aux Rois africains qui ont existé bien avant et donc les actes de bravoures méritent d’être érigés en modèles pour la jeune génération. Selon la représentante du Ministre des Arts et de la Culture a tenu à faire savoir à travers son propos que : «  le mois de l’histoire des africains que nous célébrons se matérialise alors par les écrits des africains eux-mêmes, et qui n’est autre que l’histoire de l’humanité, car c’est l’histoire qui a débuté avant l’esclavage avec les Rois et les Reines africains et doit être fait connaitre aux jeunes générations. Il s’agit pour nous de cultiver la connivence culturelle où chaque ethnie apporte ce qu’elle détient d’excellent pour l’édification d’une culture nationale. (..) Telles sont en quelques sortes les raisons qui nous rassemblent ici aujourd’hui. Le nouvel envol du Cameroun dans la vision du monde par et avec les Africains, l’image de l’Afrique vouée à l’extrême pauvreté s’est estompée. Celle d’un continent qui vient de connaitre un siècle de plomb, devient, vous vous en douter, un tremplin pour permettre aux Africains et Afro-descendants de voler plus haut et plus loin. La quintessence culturelle ainsi déterminée est ce que chacun nous présentera au niveau national horizontal, celui-même de la collectivité. Il y’a ainsi une double action de fermeture pour la découverte de soi, et d’ouverture pour la rencontre de l’autre. Et dans ce processus d’édification culturelle, le temps jouera le rôle de tamis et de stabilisateur. » C’est à la suite de ces derniers mots qu’elle a déclaré ouverte la cérémonie de commémoration du Black History Month au Cameroun.

Ainsi, la cérémonie a continué suivant le programme préétabli, autour d’une table ronde qui a connu la participation d’imminents professeurs d’université qui ont tour à tour édifié le public sur les différentes thématiques développées autour du thème central : «  l’apport du continent africain et des Afro-descendent dans l’économie mondiale »

 

Auteur: Edith Flaure MIPO T., Architecte-Urbaniste

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