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LE RÔLE ET LA PLACE DE « NZICK SA’AH » DANS L’HISTOIRE

DU FONDEMENT DU ROYAUME BATOUFAM

Originaire de Bandenkop, Nzick Sa’ah arrive à Batoufam après avoir perdu la succession. Des occupants connus jusqu’à ce jour, il est le tout premier à s’installer à Batoufam avec son petit frère Nzick Meheuh. Ils sont arrivés, ont trouvé un territoire et s’y sont installés. Il est vrai que certaines sources font état de ce que avant Nzick Sa’ah il y aurait un peuple appelé « Menouh » qui était là. Parlant des difficultés liées à leur implantation, il déclare : « nous avons combattu contre l’envahissement de Bayangam pour pouvoir nous installer. A cette époque il y avait beaucoup de guerres fratricides et de guerres de conquêtes.[1] »

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Nankap arrivera plus tard et fera usage de stratégies bien affutées pour s’imposer auprès des populations trouvées sur place. Il va donc attirer vers lui les fils de Nzick Sa’a, ainsi que Nzick Meheuh et sujet à un coup d’état, Nzick Sa’a perdra le trône au profit de NANKAP. « Il use de la violence pour prendre le trône, après avoir tué les enfants de Nzick Sa’a dans la case dont vous avez durement entendu parler », explique Nzick Sa’a avec amertume. D’après Nzick Sa’a, quand il (le premier Nzick Sa’a) constate que ses enfants sont morts, se retourne et voit son petit frère Nzick Meheuh plutôt derrière Nankap, il se sent trahi et humilié. Face à toute cette indignation, et à la pression de Nankap de lui céder le patronat, il dit : « Mock ndoh Fôh ne nguèèh me pouah djouosse pfouopèh lewack ? Ngue nock mbouh me Nankap [2]» A la question de savoir si effectivement il y’a eu des morts, puisque jusqu’à présent il est dit que tous étaient sortis vivants de cette maison qui est aujourd’hui le symbole du premier traité Batoufam, Nzick Sa’a insistant sur le fait qu’il a laissé le trône avec regret et amertume répond : « Jusqu’à ce jour, les choses ne marchent pas à Batoufam parce qu’on ne dit pas les vérités. Il faut qu’on apprenne à relater les choses telles qu’elles se sont produites.[3] »

Cette concession est aujourd’hui au moins à la huitième génération. Il faut noter que lorsqu’on parle de Nankap ici, il ne s’agit pas exactement de celui qui est venu de Bali, mais de sa descendance.

 

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[1] Nzick Sa’a (notable Batoufam), entretien le 31-10-2018 à Batoufam.

[2] Phrase en nda’nda’ qui signifie : « je fais quoi avec le trône alors qu’on a tué tous mes enfants ? Je te le laisse Nankap ! »

[3] Nzick Sa’a, entretien le 31-10-2018 à Batoufam.

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