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IMPORTANCE DE LA FEMME DANS LA SOCIÉTÉ AFRICAINE TRADITIONNELLE :

LE CAS PARTICULIER DE SON RÔLE COMME PREMIER MÉDECIN DE LA FAMILLE

Par: Jordan KUIDJO

<<La femme c’est la chose la plus extraordinaire que Dieu ai créé>> Hamadou Hampaté Ba

Introduction

Les sociétés humaines sont constituées comme des organismes au sein des quels la famille est l’entité la plus petite, mais la non moins importante car elle est l’exemple fondamentale de gouvernance. En son entre nous distinguons le père, la mère, les enfants (variante occidentale), les grands parents, les oncles, les tantes, les cousins les cousines… (Variantes asiatique et arabe) les ancêtres (Variantes africaine). Chacun dans la mesure du possible y jouent un rôle bien défini, qui permet la cohésion du groupe. Parti de là, nous pouvons distinguer les entités regroupées suivantes : village, quartier, commune, sous-préfecture, préfecture, région, pays et communauté économique. Toutes ses structures du quotidien humain sont hiérarchisés comme la famille mais en y ajoute un peu plus de complexité. De ce qui précède une composante nous intéresse au plus haut point c’est, la femme dans une de ses fonctions sociales la plus rependu sur notre terre des Hommes noir. Cette fonction est connu de tous mais très peu valoriser, et de plus en plus nous voyons émergé des femmes qui revendique une autre place car elles jugent être défavorisé par leurs conditions. Toutefois il est important de bien définir cette place qui est la sienne. Car au lendemain de l’esclavage et de la colonisation en Afrique, le tissus social a subit beaucoup de changement de nature dramatique qui ont profondément dénaturé cette partie du monde.

Problématique :

Il est apparemment plus simple de se vautré dans ce ramassis de médiocrité qu’a construit le monde occidentale et appelé civilisation de l’universel, qui fait engendré les même maux aux populations humaines qui vivent selon cette codification du monde. Ceci met en avant les erreurs liées à l’opérationnalité que doit porter la cosmogénèse, qui aura rendu servile la vie sur tous ces plans. Dans cette polémique il ressort que les rôles sociaux sont de plus en plus contradictoires à une pérennisation de la vie. Mais au cœur de tout ceci nous posons en faux la démarche selon laquelle il n’y qu’une façon de faire, alors que la planète regorge de solution.

N’est-il pas vrai en ce moment de faire valoir toutes autres approches pouvant contextualisé les problèmes et leur apporter des solutions aptes à couvrir les attentes des populations et ainsi déconstruire cet idéal utopiste qui suggère la dominance d’un peuple sur l’autre. C’est pour cette raison que nous proposons de renoué avec l’Afrique d’hier, afin d’y puiser en son sein un socle fondamentale, qui puisse servir de point de départ à un peuple malade. Ainsi comment encore se poser et vouloir savoir si les femmes ont leur place dans ce combat sublime qui est le nôtre.

D’où notre question : l’homme noire aurait-il survécu à l’esclavage et à la colonisation sans la femme noire ?

C’est la raison de cet intérêt pour la place de ce membre important de la famille africaine qui est la femme, car elle joue d’innombrable rôle au sein de la société bantou. Et nous allons plus précisément présenter celui de médecin de la famille. Cette fonction a fait d’elle un être indispensable au quotidien dans le but de rendre un peu plus clair la mission de l’Homme sur terre. Ceci étant dit notre travail sera organisé comme suit : nous présenterons tout d’abord l’éducation de la femme dans les sociétés AFRICAINES TRADITIONNELLES puis nous présenterons son rôle proprement dit au sein de la famille, toujours sur ce plan nous la situerons dans une vision globale parlant dans le contexte social en soulevant des perspectives d’avenir pour les populations d’Afrique.

1-  EDUCATION DE LA FEMME DANS L’AFRIQUE D’ANTAN

LES OBJECTIFS

Cinq objectifs pourraient résumer l’idéologie de l’éducation : sur le plan de la constitution de la communauté, une procréation raisonnable; sur le plan de la reconstitution, la subsistance et la protection ; sur le plan de l’amélioration, la santé et la beauté[1]

Cette formation s’effectue également dans la famille, les groupes d’âge, les centres initiatiques et surtout sur les lieux de travail (champs, pâturages, ateliers). Le jeu en est la première modalité et la première étape. Par eux-mêmes d’abord, les enfants apprennent sur le mode de l’imitation libre et joyeuse les pratiques sociales des adultes : maternité, mariage, soins aux malades, palabres et procès, rituels, cuisine, morts et funérailles, activités productives et fêtes. Vient ensuite la formation technique et sociale[2]

MODÈLE D’ÉDUCATION DE LA FEMME TECHNIQUE ET SOCIALE

C’est un lieu (école) où elle apprend sa raison et sa vocation sur terre. Lui permettant ainsi d’apprendre les notions de la vie, quel est son origine, son but, comment y parvenir et qu’être seul c’est rien de bon alors qu’être deux donnes naissance à tous. C’est ainsi que en t en que futur parent elle apprend que laisser une trace sur terre est son but. Elle y entrait (à l’école) à la puberté (7 ans car la jeune femme acquière la maturité plus rapidement que l’homme) et y découvrait le but du mariage et la fonction quel y occuperait pour son époux ces enfants et la société. Car pour engendrer il faut la dualité, premier élément de preuve de son passage sur terre. Ces résultats sont issus d’une formation structurée en étapes qui sont porteur de connaissance bien définie pour celle-ci.

Codifier par classe d’Age et ayant des approches cosmologique, biologique, économique, psychosociologique, politique, avec des rites de passages, les école étaient les suivantes :

La conscience de soi

Elle y entre dès les 7 ans. Elle y apprenait :

  • la généalogie : Suite d’ancêtres qui établit une filiation avec elle, qui se devaient d’être honorer. Car étant aussi un de ces ancêtres revitalisé;
  • la maîtrise de son environnement : l’Ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles (sociologiques) susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines;

L’anatomie: l’Étude scientifique de la structure et de la forme des êtres organisés, ainsi que des rapports entre leurs organes.

Elle se devait de maîtriser dès son plus jeune âge tout son environnement, physique, florale, faunique, sociale et leur interconnexion, car elle est personnification de la science divine infaillible.²

Résultat de recherche d'images pour "FILLES AFRICAINES"L’estime de soi

Entre 14 et 20 ans elle devait se construire socialement car membre important d’un groupe et participant à son essors. Rencontrer, échanger inscrire, car tel des reflets les autre lui apprenait qui elle était. C’est le lieu pour elle de découvrir son corps au travers de la sexualité dans tous ces aspects, de découvrir les sciences (Connaissance exacte et approfondie des phénomènes du vivant visible et invisible) et les méthodes de défense toujours entremêler au spirituel car chez nous les sciences et le divin marche ensemble. Sa maîtrise de la parole est des phénomènes qui résultent d’elle sont bien maîtriser. Cette période lui conférait un temps de test et de compréhension de ce quel avait acquis les années présidente et dès lors, propulse la jeune femme sur le monde adulte et fait d’elle une adapté sociale.

LA VOCATION ET LA MISSION

Faisant l’expérience de la vie dans l’excès, mais sans sortir des limites qui sont les siennes était très fréquent. C’est au cœur de cette période que la jeune femme de couvrait sa vocation et devenait prête à fonder une famille. Le dessein de sa communauté ayant été fait sien elle savait précisément comment s’y prendre pour produire du savoir individuellement et en faire don à la société. (École Evanga chez les peuples KONGO). Apres le mariage c’est l’aptitude à appliquer la MAAT qui était l’indicateur de réussite. La capacité créatrice de celle-ci et son sens des responsabilités s’unissent et lui confère le titre de femme. Alors son conjoint se doit d’être différent mais devrait avoir une valeur infinie, car le but de union est de mettre en commun deux valeur infinie et de pouvoir en engendrer d’autre. Ainsi c’est l’expérience qui façonnera la créativité, donc apportera de la valeur ajouté à ce qui existe déjà. Toutefois le but de cette démarche est de la propulser clairement dans les fonctions qui sont les siennes au cœur du ménage et plus particulièrement celui de médecin qui est notre étude actuelle.

2- LE PREMIER MÉDECIN DE LA FAMILLE

Le jeune couple s’étant constitué, il devient model pour la société il se doit d’être un phare. C’est dans cette vision que la femme entre pleinement dans son rôle pour stabiliser et sécurisé le couple avec les moyens qui sont les siens. Elle met des mécanismes sur pied qui constitue l’affecte, le percept et le concept. Car la vie de couple est un grand projet. Son action est donc ciblée et basé sur la confiance établie entre son savoir et sa fois en sa famille encré dans MAAT. De Ce fait vient plus strictement son comportement qui consiste à vouloir rester aussi bien près de son époux, de ses enfants, mais aussi de sa communauté. Ainsi, son projet de vie, crée la vie et entretien la vie sur différents plans qui sont :

  • LE PLAN ÉMOTIONNEL : Son rôle dans le développement de la conscience politique traditionnelle a laissé des empreintes indélébiles. Elle forgeait le moral du guerrier en l’exhortant par des chansons poétiques et pleines de signification, valorisant le courage, le diom, le fith et reléguant la mort à l’arrière-plan. Car ce qui fait la grandeur d’un homme, d’un chef, c’est l’exemple qu’il laisse à sa postérité[3]. Soutien inflexible pour sa famille et son entourage, elle est le pilier actif du comportement et du rapport avec autrui à tout âge, car c’est elle qui la soutient du berceau à la tombe. Elle procure l’harmonie par-là, conseils, accompagnements et solidarités face aux obstacles de la vie. Aidant de cette manière à les transcendé. Cependant le soin conféré est aussi de toute autre nature lorsque c’est le corps physique qui se doit d’être entretenu.

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  • SUR LE PLAN PHYSIQUE : il est reconnu de nos jours que la santé se dégrade de par la manière de se nourrir. Constat qui n’est gère un fait ressent sur le continent car depuis fort longtemps les préceptes qui codifient l’alimentation en Afrique s’inscrive dans la protection de la vie par la qualité de produit consommer. Ayant tôt fait le lien entre les divers degrés de sensibilité corporel et de milieux, la femme noir a conçu des menu médicinaux agréables à la bouche et capables de rendre vigueurs, vitalité, sante et éveil spirituel par leur consommation. Ces repas concocté avec la plus grande minutie était devenue le moyen d évalué la maturité d’une fille à aller en mariage(les repas comme le nkuie le taro a l’Ouest Cameroun). Plus elle était doué, plus elle était sur de faire un bon mariage.sa connaissance de son environnement, sa rapide aptitude à cerner et son ingéniosité à mélanger dans des proportions juste conférait a ces plat un large panel de possibilité. Toutefois ce savoir-faire n’était plus seulement du domaine alimentaire, il touchait de tout depuis la gynécologie, la kinésithérapie, la pharmacie et toutes les autres formes imaginables et mode de soins. Il fut clairement admis que ce savoir fut présent et en perpétuel amélioration par les diverse expériences que chacune d’elles réalisait dans le but de fournir à sa société globale un soin à l’épreuve de tous les maux que celle-ci pourrait rencontrer. C’est ainsi que des spécialisations furent accoler à un peuple ou, à un territoire donnée (cas de la médecine prénatale et postnatale chez les seigneurs de la foret).nous voyons toujours les femmes du nord Cameroun avoir une fécondité prospère avec des enfant robuste et toujours très loin de centre de santé. Mais pour certaine d’être elle le soin conférer peu aller au-delà de la considération physique des maux, car chez nous la dimension physique est imbriqué dans le non visible.

  • SUR LE PLAN MYSTIQUE : le soin au corps ne suffit pas dans un contexte ou la vie est marqué par des incursions du vivant sur divers plan alors, certaines de nos femmes reçoivent après une initiation très poussée un don de clairvoyance (magne sih chez les Grass Field du Cameroun). Elles luttent avec les entités maléfique afin de préserver la communauté de tous les maux qui rodent. Conjurant les maléfices, absolvant les péchés liés au mauvais comportement au sein du groupe et prévenant des possibles calamités sur la communauté

3- LES PROSPECTIVES SOCIALES D’AVENIR

La santé est au cœur des débats pour le devenir de notre peuple, pareil situation fut rencontrer au cœur de notre histoire et c’est par nos femmes et leur savoir que la tache fut vraiment réduite pour les institutions de santé crée nous sur cette terre et il serait temps que se savoir refasse sur face pour le bien du plus grand nombre. On ne compte plus les crises (Ebola le Cholera…), les expériences de destruction de l’homme noir (Dr BASSON de l’Afrique du sud pendant l’apartheid) pour ne citer que ces cas montrant sans pudeur notre vulnérabilité au monde capitaliste. Nos propres femmes sont à l’origine aujourd’hui de par leur négligence des pires atrocités qui nous sont faites. Injections pour devenir brune, formol sur les denrées alimentaires pour accélérer la maturation, utilisation abusive d’engrais dans l’agriculture et par-dessus tout l’abandon pur et simple des règles de conduite qui faisaient d’elles des muses au nom de la maladie mentale décrite par Frantz Fanon dans son œuvre peau noir masque blanc. Toutefois il n’est gère temps de pleurer sur ce passer disparaissant mais comme disait un frère laisser pousser la nouvelle graine celle qui avec les encrages qui seront les siens nous donnera grâce à l’héritage qui est le nôtre un moyen bien adapter avec la temporalité car des siècles de nomadismes à fuir les guerres sur notre terre doit prendre fin et c’est à nous de dire stop et de remettre de l’ordre afin de reprendre le chemin que nous avions commencé suivre pour guider l’humanité. Soit, il nous a été fait des choses, oui nous en avons fait mais doit t on disparaître avant de juger de la pertinence de la vie. Non. Alors allons de l’avant mes sœurs et frères que chacun récupèrent sa place et fassent montre de créativité à l’égard du monde, car la technologie appartient a tout le monde mais le paradigme se doit d’être pertinent et non figer. C’est la raison de ce travail, car qui de mieux que la femme pour restaurer la santé au vue de ce qui précède. Quitter le modèle MOUNDELE NZAMBI (l’idée du blanc divin), mais opter pour la curiosité de son environnement.

 

A l’heure actuelle la santé a bien été caractérisée, le système est très clair et il n’a pas pour but de donner mais de commercialiser et d’assujettir à une demande sans cesse croissante. Ce système se doit d’être perçu au plus petit niveau qu’est la famille parce que c’est dans cette entité que l’on voie les bases de la dérision au sommet de l’état alors nous disons qu’il est temps de soigner cette entité et elle commencera à soigner le pays de bantou.

Conclusion :

En définitive nous pensons que la place de la femme dans le domaine de la santé de proximité est incommensurable et primordiale pour le développement de l’Afrique. Car sans elle il ne peut y avoir résilience et développement durable de nos humanités classiques. Il serait donc opportun de remettre sur pied une éducation qui leur permettrait de recouvrir à nouveau leurs droits, leurs devoirs, dans un contexte bien précis et ainsi leur aptitude à diriger. Car sans elle nous mourons faute de continuité dans les démarches entreprises. De ce fait il est reconnu que notre voix de perte ou de gain situe toujours la femme au centre du combat de la renaissance africaine car sans elle notre peuple se meurt dans un ensemble de doctrine manquant de substance et nous et obligeant à vivre de manière vile, ignorant la vrai sagesse et nous imposant une vie d’amertume sur les plan inférieurs. Reprogrammer le couple selon le code qui régis la source de toute vie promeus inévitablement la femme sans amoindrir l’homme.

« Si tu ne peux protéger le peuple et braver l’ennemie, donne ton sabre de guerre aux femmes, qui t’indiqueront le chemin de l’honneur »           

ALMAMY SAMORI TOURE. Hymne du wassoulou

[1] François Itoua, D . A . Tettekpoe, Aminata et al. FAMILLE ENFANT ET DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE. UNESCO. 1988.      p69

[2] François Itoua, D . A . Tettekpoe, Aminata et al. FAMILLE ENFANT ET DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE. UNESCO. 1988. p74

[3] Duname la tradition kamit avec ses 101961 ans avant lumumba. AMOUNA NGOUONIMBA

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