gtag('config', 'UA-147521085-1', );

Michel Modo : auteur du sceau du Cameroun

Auteur: Edith Flaure MIPO T. (Architecte – Urbaniste)

Artiste plasticien et analyste des données informatiques, Michel MODO est le créateur de l’oeuvre Afiri-Kara.

Description

Le sceau du Cameroun dont l’auteur est Michel MODO, est une médaille circulaire en bas-relief de 46 millimètre de diamètre, présentant, au centre, le profil d’une tete de jeune fille tournée à dextre vers une branche de caféier à deux feuilles et jouxtée de senestre par cinq cabosses de cacao avec, en exergue, en français,sur l’arc supérieur: « République du Cameroun« , et sur l’arc inférieur, le devise nationale: « Paix – Travail – Patrie » . Au revers et au centre, les armoiries de la République, avec en exergue, en anglais, sur l’arc supérieur: « Republic of Cameroon », et sur l’arc inférieur: Peace, Work, Fatherland« . (Loi n° 84-1 du 4/2/86. (Art.1er)).

Contexte

« Le sceau de l’Etat est une médaille circulaire en bas de relief de 46 millimètres de diamètre, présentant à l’envers et en son centre le profil d’une tête de jeune fille tournée à dextre vers une branche de caféier à deux feuilles et jouxtée à senestre par cinq cabosses de cacao« . Cet extrait de l’ordonnance N° 60-31 du 28 mars 1960 qui se veut une interprétation des éléments constitutifs du sceau de la République, est vivement contesté par Michel Modo dont la paternité de cette oeuvre ne souffre plus de doute. « Ni le législateur, ni les politiques de l’époque n’ont rien compris à cette réalisation artistique, pourtant un aspect important la réalité culturelle africaine. Afiri et Kara, frère et sœur, sont les ancêtres des Negro-Africains. Pour revenir à l’interprétation de l’oeuvre d’art qui est devenue le sceau de l’Etat au Cameroun, il faut retenir qu’il s’agit de la tête d’une jeune fille. Plus précisément Kara, tenant trois épis de sésame dont l’un qu’elle réussit à accrocher, est passé dans son dos, emporté par un vent violent. Alors qu’elle tient les deux autres dans main gauche« . Propos d’un homme désabusé ? Certainement pas. Pour autant, Michel Modo revendique ses droits sur cette oeuvre jusque là sans créateur.

Histoire 

C’est le 29 janvier 1957 que Michel MODO à la demande du père TSALA  Théodore, met en scène les épopées du jeune Afini et de sa jumelle Kara, sous la forme d’une mini bande dessinée. L’histoire anthropologique du sceau de l’Etat raconte que le jeune Afini, en montant au ciel avait, selon les prescriptions des oracles, donné trois épis de sésame à sa sœur qui devait les souffler et en répandre les graines au sol, en guise de fertilité; avant t’intégrer elle-même les profondeurs des océans où elle devait y demeurer pour l’éternité. Or c’est en soufflant sur les tiges qu’avec les forces du vent, l’une des trois se retrouva derrière sa tète. Les forces de l’eau et de la terre s’affrontèrent justement pour recevoir les graines du sésame. Et c’est dont le dessin (bref juste une partie ndlr), produit le 27 janvier d’il y’a 62 ans, qui sera retenu par André Marie MBIDA , alors Premier ministre du Cameroun lorsque sous le feu des indépendances, le pays est appelé à déposer ses Armoiries, son Hymne national et son Sceau à l’Assemblée générale des Nations Unies pour la reconnaissance internationale. Et depuis lors, le gamin de 7 ans aujourd’hui adulte attend et continue d’attendre ce qui lui est dû en tant qu’auteur. A défaut de l’argent, juste un peu de reconnaissance de la part de l’Etat afin que comme De Gaulle en France, un nom camerounais puisse rentrer dans son histoire: Michel MODO.

 

Références: :

  • https://fr.allafrica.com/stories/200401300019.html
  • Jean-Marie ESSONO, Yaoundé. Une ville, une histoire (1888 – 2014), Encyclopédie des mémoires d’Ongola Ewondo, la ville aux « Mille Collines » , Editions Osuzoa.
  • http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-sceau-de-letat-le-paiement-des-droits-dauteur-attendu-depuis-57-ans-181677.html
LinkedIn
Share
Follow by Email
RSS