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JOURNÉE MONDIALE DE L’ARCHITECTURE  2019 :

LE ARCHITECTURAL CLUB DE L’ENSTP YAOUNDÉ AU DEVANT DE LA SCÈNE

Auteur: Edith Flaure MIPO T. (Architecte – Urbaniste)

La Journée mondiale de l’architecture, célébrée le premier lundi de chaque mois d’octobre, a été créée par l’Union internationale des architectes (UIA) en 1985 dans le but de reconnaître le travail accompli par les architectes et à célébrer les grandes œuvres architecturales mondiales. Chaque année, au travers d’un thème de réflexion, elle s’efforce d’attirer l’attention des professionnels et du public sur les problématiques de développement concernant nos villes et l’habitat humain en général.

Chaque année un nouveau thème est choisi, en 2019, le thème était: « ARCHITECTURE… LOGEMENTS POUR TOUS« . Alors, les étudiants en Architecture de l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP) de Yaoundé ont tenu a commémorer cette journée à travers une Conférences autour du thème susmentionné. Constitué de jeunes architectes et d’ingénieurs, le panel a édifié ces futures architectes sur des axes de communications rattachés au thème général. Il s’est agi tour à tour de développer les sous-thématiques suivantes:

  • La contribution des architectes à la réalisation des logements abordables;
  • L’apport des professionnels de l’habitat au nouvel agenda urbain;
  • La nécessité de rendre les villes et les établissements humains surs, inclusifs, résilients et durables (ODD);
  • La vision et apport du gouvernement pour garantir aux populations des logements de qualités et à des prix abordables;
  • L’indispensable place de la femme dans l’atteinte de l’objectif « Architecture… Logements pour tous ». 

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L’Architecte Daniel BELLA  ATANGANA qui a ouvert le bal des interventions sur « la contribution des architectes à la réalisation des logements abordables« , a insisté sur le fait que le slogan « Logements pour tous » reste une utopie. Rappelant les rôles de certains acteurs dans le processus, son exposé s’est fait à travers un ensemble de questionnements, invitant chaque acteur et futur acteur à apporter sa contribution pour l’effectuation de quelques pas déterminants vers l’atteinte de l’objectif. S’inspirant du mode de l’habitat chez les animaux, ce jeune architecte à l’allure plutôt philosophe pense que nous devons puiser ou nous inspirer du « biomimétisme » pour résoudre certains problèmes posés par l’approvisionnement en logement décent. Cette notion de « biomimétisme » qui a semblé nouvelle chez les jeunes étudiants, permet d’admettre que « chaque société est un animal qui a sa propre culture« , comme l’a mentionné la modératrice, Mme MIPO.

Quant à l’Ingénieur Everant Christian FONDJA, il est intervenu sous la double casquette d’Ingénieur et de Chef d’entreprise, pour parler  de « l‘apport des professionnels de l’habitat au nouvel agenda urbain ».  En énonçant les difficultés auxquelles font face les camerounais dans le besoin de s’octroyer une demeure, il a mentionné le fait que les pistes de solutions sont plurielles: la colocation, la copropriété, qui, il faut le dire, reste encore non encrées dans les réalités camerounaises. Dans l’optique de pourvoir des logements décents et abordables, les professionnels sont appelés à explorer plusieurs pistes, parmi lesquelles, celle des matériaux locaux.

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Pour mettre les petit plats dans les grands, l’Architecte Princy NYANGON, fondateur du cabinet « Focus Group », à tenu le public en éveil sur « La nécessité de rendre les villes et les établissements humains surs, inclusifs, résilients et durables (ODD) ». Il a commencé son propos en signalant que « Le thème général  » Architecture: Logement pour tous » est à bien des égards un sujet d’actualité. De ce fait les efforts doivent être conjugués, le partage d’expérience aussi. Le but ici est que chacun prenne ses responsabilités et assument. Pour les étudiants, ce thème permet en réalité de se projeter dans l’avenir avec ses multiples défis, notamment le logement des masses en Afrique. Un thème pour ma part qui devrait encore être exploré sous un angle plus pratique et technique. » Insistant sur le fait que la ville doit suivre le développement économique et non l’inverse, il a soulever de nombreux problèmes auxquels les populations urbaines sont exposés: le logement, la mobilité, la délinquance, l’insécurité, l’étalement, l’insalubrité,… Pour lui, et citant Karl MAX « l’histoire des sociétés a toujours été une histoire de classe ». De ce fait, rendre nos villes durables et résilientes revient à réduire au maximum les différences de classes.

Parlant avec l’expérience d’un professionnel exerçant dans le ministère de tutelle, l’architecte écologiste Guy Gerlain YOUNDA  a déroulé son exposé autour de « la vision et apport du gouvernement pour garantir aux populations des logements de qualités et à des prix abordables ». Il  de ce fait entretenu l’auditoire sur les différents projets du MINHDU (logements), les difficultés rencontrées, les défis, ainsi que les perspectives pour des solutions durables.

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La reine du panel qui a bien su se prêter au double jeu de modératrice et de panéliste,  a à travers son exposé sur « l‘indispensable place de la femme dans l’atteinte de l’objectif « Architecture… Logements pour tous », rappeler l’histoire et l’évolution des femmes dans la profession d’architecte. Mme Edith Flaure MIPO a tenu à faire comprendre au public que les femmes qui représente 56% de la société camerounaise, ne devrait par être mise en marge de l’exercice de la profession, si on veut atteindre l’objectif « logements pour tous ». Il lui revenait dans cette présentation, de stimuler les jeunes filles à se sentir concerner, et de prendre conscience de leur rôle dans la société traditionnelle et de se réapproprier leur place dans la société contemporaine. Pour elle, « la femme est la fondation de l’édifice société. Elle doit en être consciente et jouer son rôle avec fierté.  Tout comme la fondation d’une maison, elle agit dans l’anonymat, et seuls les experts comprennent son rôle dans l’édifice. Sans la fondation, l’édifice ne tient pas! »  A travers un bref rappel historique, elle a mis en exergue le fait que les femmes furent les premières architectes (dans toutes les sociétés), seulement Signe HORNBORG la première femme architecte diplômée en 1890, arrive 600 ans après que les hommes soient déjà formés dans le domaine.

L’un des panéliste, M. FONDJA, apportant son appréciation à l’événement,et parlant précisément de l’intervention de Mme Edith Flaure MIPO, affirme: « votre présentation a stimulé plusieurs étudiantes, et donc je crois que plusieurs dépôts ont été faits en elles. J’observais et me rendais compte qu’elles étaient très attentives, et accordaient beaucoup d’intérêt en même temps qu’elles découvraient et apprenaient plusieurs leçons sur la place de la femme dans le milieu, dans le métier. »

De tout ce qui a été dit, il est important de relever que la journée mondiale de l’Architecture « est un grand moment de faire connaître à l’opinion internationale les contours réels de l’art architectural, car on ne peut bâtir et construire une ville sans l’architecte. Ainsi donc au Cameroun, par exemple, l’Ordre Nationale des Architectes (ONAC)  a pour but d’organiser et de promouvoir la profession et d’en contrôler l’exercice. L’Ordre devrait être donc auprès des institutions nationales comme le conseiller technique et esthétique concourant à améliorer la qualité  du domaine bâti. Et la question que l’on se pose, est-ce que cela est vraiment respecté ? »

« Pour les perspectives, les initiatives doivent être multipliées toujours dans un esprit de partage d’expérience. Que les professionnels n’hésitent pas à intégré ces futurs professionnels dans des projets afin de constituer un réel réseau de compétences qui manque tant à notre pays », a déclaré le confrère Princy NYANGON, comme suggestion.

Il faut précisez que le Architectural Club de l’ENSTP n’est qu’à sa troisième année d’existence, mais il tient a marqué de son empreinte l’histoire de l’architecture au Cameroun et en Afrique. Les étudiants démontrent sans cesse leur désir de découvrir, de partager l’expérience des aines , initiative très louable et à encourager. L’un des moments forts et inoubliables de cette cérémonie, est l’expression de la gratitude des membres du Club Architecture de l’ENSTP à l’endroit du panel.

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