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WANKO SAMUEL: Idéologie/Pensée/Philosophie

Par : Edith Flaure MIPO T.

Le modèle/héros WANKO, née le 08 juillet 1925 à Batoufam, a été le tout premier en Afrique centrale à décrocher le très prisé diplôme des Ingénieurs des Ponts et Chaussées. Ce sésame des bâtisseurs qui ont révolutionné le processus de construction des pays développés aurait pu davantage engranger des lauriers pour le pays si celui-ci avait eu l’opportunité de vivre plus longtemps. Malheureusement, il n’en a eu que moins de cinq ans avant d’être lâchement assassiné sur sa terre natale le vendredi 13 décembre 1957.

Cependant, son brillant et court passage sur terre (32ans) ne l’a pas empêché de marquer positivement sa génération. Samuel WANKO fut député du Groupe des paysans indépendants Bamiléké à l’Assemblée législative du Cameroun en 1956.

Pendant son court séjour parlementaire d’un an, il s’illustre par son engagement qui se traduit par le foisonnement de sa pensée et ses interpellations des membres du gouvernement. D’abord, l’homme est soucieux de la promotion scolaire des jeunes camerounais, soucieux de voir introduire dans les programmes scolaires l’histoire et la Géographie du Cameroun. Déjà à cette époque-là, WANKO pensait que « Les camerounais connaissent peu le Cameroun, mais connaissent presque tous les autres territoires. Il aurait fallu qu’une disposition soit prise pour que l’on développe un tout petit peu la connaissance du Cameroun car les autres nations ne rapportent rien aux Camerounais ». A. M. MBIDA, alors Premier Ministre, fut interpelé à diversifier les pays d’accueil des boursiers camerounais. En réponse à WANKO, le PM se montra favorable à cette proposition.

Il trouve la mort au lendemain de l’historique séance de l’Assemblée législative du Cameroun du 10 Mai 1957, au cours de laquelle furent adoptés les emblèmes nationaux du Cameroun préparant l’avènement du Premier Gouvernement camerounais issu de la mise en application de la Loi-cadre Gaston DEFFERRE prévu le 15 Mai 1957. Et qui connaît la nomination de André – Marie MBIDA au poste de Premier Ministre.

Les recherches académiques de TCHONANG SAJIP révèlent que, c’est au cours de ce travail parlementaire que le Député Samuel WANKO a fait étalage de ses connaissances océaniques. Il réussit à faire adopter que le qualificatif de « National » soit associé au mot « hymne » pour faire « Hymne national » afin de marquer l’appropriation par les Camerounais de leur chanson patriotique. Mais il ne réussit pas à faire adopter que le drapeau camerounais, l’emblème le plus visible, porte les signes les plus marquants des formations politiques qui ont contribué de manière significative à accélérer la marche vers l’indépendance dont le Premier Conseil de Gouvernement constituait une étape décisive.

WANKO œuvra pour l’amélioration du cadre de vie et de santé des populations de ses congénères. Il est partisan d’un strict contingentement des stocks des boissons alcoolisées importées, tout comme il s’était farouchement opposé à la création des salles de jeux, aux jeux de hasard et par conséquent à l’ouverture de ces salles au Cameroun. Il déclara à cet effet : « vous voulez monter un deuxième Monte-Carlo au Cameroun ! »

WANKO exposa au parlement les difficultés liées aux cultures vivrières dans sa Région natale. Il était favorable à l’introduction dans la Région de l’Ouest des cultures à hauts rendements. Défenseurs des cultivateurs des produits vivriers qui n’arrivaient pas à écouler leurs légumes à cause du dumping des produits vivriers marocains, il exigea du Gouvernement la protection des paysans par la limitation des importations.

WANKO déplora aussi le fait que la pêche industrielle soit contrôlée entièrement par les armateurs Européens. Il était favorable à la facilitation de la pêche industrielle par les populations autochtones.

WANKO, plus qu’une personne, est un personnage modèle devenu sujet pédagogique dont le vécu est riche en enseignements pour la génération actuelle et future. Il a su s’imposer en sujet rituel, a fait corps avec les préoccupations de son temps, les a symbolisés pour créer une synergie d’action dans les pensées des admirateurs et de la société en général. Oui il reste vivant dans les cœurs et est un exemple à suivre, un symbole sur le plan intellectuel et scientifique. Symbole d’honnêteté morale, de paix pour l’unité et d’amour dans le travail, voilà l’homme que nous célébrons aujourd’hui et invitons la jeunesse à ériger en exemple.

              

 

Rédaction : Edith Flaure MIPO T.
(Architecte-Urbaniste et Promotrice culturelle)

Source d’informations :
– Recherches documentaires (Qui était WANKO ?

– Enquête de terrain (interview)

04 MARS 2018

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