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La danse initiatique KACK est de nos jours l’un des événements qui permet au Royaume Batoufam de valoriser et de pérenniser son patrimoine culturel et immatériel. Cependant, quant à la question de savoir quel est l’origine de l’une des richesses qui font aujourd’hui la fierté des Batoufam, peu sont ceux qui peuvent le dire de manière spontanée et avec certitude. Comment peut-on véritablement œuvrer pour la préservation d’un patrimoine sans toutefois avoir les méandres de son historicité? Il est dont indispensable de savoir ce qui justifie de nos jours l’effectuation et l’exécution de cette danse, pièce maîtresse de notre richesse culturelle.

L’origine du Kack à Batoufam reste encore une énigme. Pour certains les ancêtres auraient été inspirés par des dieux, voulant être en communion avec leur sujet. Pour d’autres, avant l’arrivée de NANKAP sur le territoire nomme Tswefap ( Batoufam), l’ancien « Roi » qui régnait dans cette communauté ne partageait pas les dieux avec la population, ce qui entraînaient des troubles dans la communauté et ralentissaient le développement. Quand NANKAP accède au trône vers la fin du XVIIème siècle, il constate que son peuple souffre, les décès se succèdent, l’agriculture n’est pas rentable comme dans d’autres contrés. Ce qui exprime le mécontentement ses dieux envers le peuple.

C’est ainsi de NANKAP cherche des stratégies pour réjouir les cœurs des dieux et être en harmonie avec sa population. Dans ses nombreuses recherches, on lui conseille de faire appel à un tradi-praticiens du village environnent Bangou nommé « Tièh Medjioh ». Il va à sa recherche et le convainc de venir l’aider à faire rétablir la paix dans son territoire et ce dernier fit ce que le chef lui ordonna et créa le Kack dont l’objectif premier était de bénir le village. Apres la mort de NANKAP ses successeurs ne perpétuent pas ce rituel. Il faut attendre le règne de Fo TOUKAM FOTSO Elie Roger pour voir cette pratique renaître et son fils le Chef actuel Fo NAYANG TOUKAM Inocent continue les œuvres de feu son père. Le Kack est l’une des œuvres dont il continue d’attacher une grande importance.

QUI EST TIEH MEDJIOH ???

Quoi que n’étant pas Bangou, il est parti de Bangou pour s’installer à Batoufam. Il fréquentait le marché Bangou. Il était un très grand voyant renommé dans la contré. Batoufam étant menacé par les coutumes, il est sollicité pour une aide. Il a donc été acheté à Bangou par les « 70 » qui l’ont amené à Batoufam. Il arrive à Batoufam, commence le travail pour lequel il a été sollicité, mais on ne lui donne pas une concession pour qu’il puisse se stabiliser. Suite à sa déception, il part de Batoufam pour son village qui n’est pas spécifié ; mais on sait du moins qu’il était originaire des Hauts-Nkam.

On va envoyer « Ndip Meheuhdjouock » le chercher pour le ramener à nouveau à Batoufam. C’est alors qu’il commence effectivement son travail. C’est ainsi qu’il commence à implanter les lieux sacrés dans le village. Ainsi, il va remettre à responsabilité de ces différents lieux sacrés (kessock, Chouo Kouock, Koup Kosse, Hacklé, etc) aux responsables proches de l’un comme de l’autre.

Ces lieux sacrés étaient créés dans le but d’apaiser les dieux du village, les implorer pour la protection du peuple. Tièh Medjioh est lui-même le sacrificateur de « Chouo Kouock » dans la foret sacrée. C’est toujours dans cette logique qu’il crée le « Kack », dont il patronne jusqu’à ce jour. C’est à Batoufam qu’on lui donne le nom « Tièh Medjioh ».

NB: Les informations véhiculées ici sont de sources orales. Toutes personnes ayant des informations complémentaires sont priées de bien vouloir les mettre à disposition pour l’amélioration de la qualité de ce travail de recherches.
Merci d’avance!

Rédigé par: Edith Flaure MIPO T.

Sources: Orales (c’est après plusieurs descentes sur le terrain, auprès de certains patriarches et gardiens de la tradition que nous avons rassemblé ces informations)

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