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K-BLOG

Bonjour à la communauté Kotchink! Retrouvez ici tous nos derniers articles. Plein de belles choses restent à redécouvrir, restez avec nous!

LA MAFO EN PAYS BAMILEKE

Il faut distinguer la Mafo titulaire, mère du Fo, de la Mafo honoraire appelée Msuop Mafo. Cette dernière est de droit la fille aînée du Fo ou Tukam. Il peut y en avoir plusieurs, les autres sont des princesses ou des personnes ayant rendu un grand service au Fo : titulaires ou honoraires, les Mafo ont les mêmes privilèges et sont auréolées au même prestige.

LE FO EN PAYS BAMILEKE, PAR JEAN PAUL NOTUE

Le Fo est enfin le symbole de la fécondité et de la prospérité du groupe. C’est pourquoi, avant d’être intronisé, il est tenu de prouv.er sa capacité à engendrer (il doit rendre enceinte une ou deux femmes mises à sa disposition pendant la réclusion initiatique) : c’est l’une des épreuves, et pas la moins importante au la’kam (« village-notable »).

FENDA celebrates the Ndop, the emblematic, spiritual, religious, and ancestral fabric of the Grassfields

Any heritage being called to be safeguarded, what could be more obvious than a festival around a textile that is not only the pride of the people who own it, but also that of an entire continent? In order to safeguard a heritage, it must be made accessible, as it is said, « When one share a tangible good, it divides. When one share an intangible good, it multiples ». This is therefore the place for « cultural fanatics » who think that the Ndop must be kept secret and preserved, to understand that as an intangible cultural element, it is called to be promoted, while keeping its heritage and especially its spiritual side.

Le FENDA célèbre le Ndop, tissu emblématique, spirituel, religieux, et ancestral des  Grassfields

Tout patrimoine étant appelé à être sauvegardé, quoi de plus évident qu’un festival autour d’un textile qui ne fait pas uniquement la fierté des peuples détenteurs, mais aussi celle de tout un continent ? Pour sauvegarder un patrimoine, il faut le rendre accessible, car dit-on, « un bien matériel lorsqu’il est partagé, se perd. Mais un bien immatériel lorsqu’il est partagé, se multiplie. » C’est donc le lieu de faire comprendre aux « fanatiques culturels » qui pensent que le Ndop doit être tenu secret et conservé, qu’en tant qu’élément culturel immatériel, il est appelé à être promu, tout en gardant son côté patrimonial et surtout spirituel. 

LA PAROLE, MEMOIRE VIVANTE DE L’AFRIQUE

Tout le problème, pour certains chercheurs, est de savoir si l’on peut accorder à l’oralité la même confiance qu’à l’écrit pour témoigner des choses du passé. A notre avis, le problème est ainsi mal posé. Le témoignage, qu’il soit écrit ou oral, n’est finalement qu’un témoignage humain et vaut ce que vaut l’homme. Ce qui est en cause derrière le témoignage lui-même, c’est donc la valeur de la chaîne de transmission à laquelle l’homme se rattache, la fidélité de la mémoire individuelle et collective et le prix attaché à la vérité dans une société donnée. En un mot, le lien de l’homme avec la Parole.

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